« Plus de la moitié des producteurs bretons pratiquant le réemploi y sont passés grâce à nous »,
Uisant Créquer, président de Distro.
La coopérative s’appuie aujourd’hui sur un réseau solide : 50 producteurs, 113 magasins partenaires et un centre de tri dans le Morbihan. Les points de vente bio et épiceries indépendantes ouvrent la voie – et les grandes surfaces suivront bientôt.
Un cadre réglementaire qui vous oblige à bouger – autant en profiter
La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) fixe des objectifs clairs auxquels les entreprises ne pourront pas échapper :
- Dès maintenant : 5 % d’emballages réemployés sur le marché
- 2025 : réduire de 20% la mise en marché d’emballages en plastique à usage unique par rapport à 2018, dont 50% par le réemploi
- 2027 : 10 % d’emballages réemployés
- 2040 : fin de mise en marché d’emballages plastiques à usage unique
À l’échelle européenne, la réglementation PPWR va encore plus loin avec un objectif de 40 % de réemploi sur les emballages de boissons d’ici 2040.
Aujourd’hui, la France n’est qu’à 2,2 % de taux de réemploi (Ademe, 2023). L’écart à combler est énorme – et les entreprises qui s’y mettent maintenant prendront une longueur d’avance décisive.
Recycler c’est bien. Réemployer, c’est encore mieux et on vous explique pourquoi
Le recyclage du verre est souvent présenté comme la solution vertueuse. Mais la réalité est plus nuancée : fondre le verre à 1 500°C pendant 24h, en y ajoutant 20 à 30 % de matière vierge, reste un procédé énergivore et coûteux.
Le réemploi, lui, part d’une logique toute différente : la bouteille n’est jamais un déchet. Elle est collectée, lavée, et repart en production – jusqu’à 40 fois. Le tout à une échelle locale, ce qui limite le transport et crée de l’emploi sur le territoire.
Concrètement, comment ça fonctionne ?
Le processus est plus simple qu’il n’y paraît :
1. Choisir la bonne bouteille – Les formats aptes au réemploi sont validés par le Réseau Vrac et Réemploi. Leur standardisation facilite la circulation entre producteurs et garantit leur solidité.
2. Adapter l’étiquetage – Colle, taux d’encrage, microperforation : Distro accompagne producteurs et imprimeurs pour que l’étiquette parte proprement au lavage, sans laisser de trace.
3. Apposer le pictogramme – Une fois l’emballage validé, le logo « Rapportez-moi pour réemploi » peut figurer sur la bouteille pour guider le consommateur.
4. Respecter quelques règles simples – Stocker les bouteilles à l’abri de la pluie et du soleil, retirer bouchons et corps étrangers, transporter en palox adaptés.
Les bénéfices pour votre entreprise
Environnement : le réemploi consomme moins d’eau et moins d’énergie que le recyclage du verre – et même que le recyclage des canettes aluminium.
Économie : les coûts de lavage sont compétitifs, stables et décroissants avec les volumes. Les éco-organismes (Citeo ou Leko) apportent des aides financières appréciables, notamment sur les petits formats.
Image de marque : la consigne différencie votre produit en rayon, fidélise vos clients et répond à une attente consommateur en pleine croissance. C’est un signal fort de cohérence avec des valeurs engagées.
Ils l’ont déjà fait
Olivier Lallemand – Brasserie du Bout du Monde (Le Faou) Une 15aine de salariés, des bières et boissons sans alcool distribuées en GMS et CHR : la brasserie a progressivement basculé toute sa production en bouteilles réemployables.
Pascal Person – Ok Kombucha (Plonéour-Lanvern) Cette microbrasserie familiale commercialise ses boissons fermentées en 75cL consigné depuis ses débuts, en circuit local via Biocoop.
Yann Clugéry – Biocoop Finisterra Forte de 40 ans d’engagement pour le vrac et la réduction des emballages, la coopérative nord-finistérienne intègre désormais le réemploi dans ses magasins.
Vous voulez savoir ce que ça changerait pour vous ?
Distro propose une étude de faisabilité personnalisée pour mesurer les bénéfices économiques et lever les contraintes techniques propres à votre activité.